Nice-Matin Octobre 2015

By 13 octobre 2015juillet 13th, 2017Articles

Evelyne Maïda se mobilise (encore) pour les enfants

Une enthousiaste Antiboise s’est fixée pour une nouvelle mission en vue des fêtes de fin d’année : monter une vente aux enchères pour ensuite offrir un Noël de rêve aux plus défavorisés

Il y a ceux qui décident que chaque jour leur réserve une surprise. Ils l’attendent le visage barré d’un large sourire. Ça vient, ou pas. Peu importe. Ce qui est précieux, finalement, c’est cette attente optimiste et joyeuse. Du genre qui fait voir la vie en rose, malgré les épreuves.
Puis il y a ceux qui provoquent les jolies choses. Qui bousculent le destin. Qui confectionnent, de leurs mains, un essentiel.
Evelyne Maïda avait déjà illuminé nos colonnes de ses initiatives atypiques. Un Noël chez elle pour une personne âgée. Puis pour deux mamans isolées avec leurs bambins. Elle récolte, elle invente, elle cuisine, pousse les murs, ouvre sa porte, son cœur. Elle partage. Elle a déjà œuvré sous l’égide d’associations mais c’est en son nom, finalement, qu’elle se sent le plus libre d’agir.

Une structure partenaire
Aujourd’hui encore, c’est à Noël qu’elle pense. C’est pour faire briller les yeux des enfants défavorisés qu’elle a décidé de batailler encore. Et comme elle aime la difficulté presqu’aussi fort que l’originalité, elle a opté pour le montage d’une vente aux enchères. Elle veut récolter les fonds nécessaires à la création d’une belle fête. Son désir bien ficelé dans sa tête, son énergie sous le bras, ses lunettes rouge passion sur le nez, la voilà qui arpente les ruelles antiboises. En quête du Graal.
C’est Gilles Carvajal, commissaire-priseur qui, très vite, a confirmé que le projet était viable. Il est prêt à organiser une vente. Et même à titre gracieux… si elle est chaperonnée par une association. C’est le hic. « Ma chérie, je vais trouver. »
Evelyne Maïda rédige ses courriers. Elle couche sa nouvelle mission sur le papier. Et elle court solliciter ses plus chers contacts. « Les Petits frères des pauvres, notamment… mais ce n’est pas vraiment leur créneau. » Elle continue. « Je demande aussi aux personnes que je connais de voir quelles pièces elles pourraient donner pour la vente aux enchères. » Elle verrait bien du vintage. Pas forcément des dorures ou du volumineux.
« Par les enfants, pour les enfants » ? Banco ! La structure antiboise de Raymond Le Floch la suit. Avec joie, Evelyne Maïda rayonne. « Reste à trouver la salle… et le lieu de stockage. » Elle sourit. Il n’y a jamais de soucis. « Ma poupinette : je vais trouver ! »
Deux jours plus tard, en effet, elle trouvera. « Le commissaire-priseur fera ça dans sa salle ! Juste avant une autre vente ! C’est formidable ! » Le bémol ? Elle soupire. « Ça ne pourra se faire que le 15 janvier. » Et Noël alors ? « Tant pis pour Noël… on fera une grosse fête d’après-Noël ! On va se créer l’occasion et puis voilà. Ce sera la galette, carnaval… Ce sera merveilleux dans tous les cas. Mais d’abord, on va s’éclater avec la vente aux enchères ! »

Trouver les enfants
Avant de penser au jour J, en même temps, il y a du travail à abattre. Enormément de travail. Mobiliser les gens – les Antibois, les commerçants, les artistes (Kino s’est déjà engagé), les restaurateurs et tous ceux susceptibles d’apporter leur pierre -, trouver des pièces, fixer des prix, communiquer sur la vente, lancer les invitations… « Et, toujours la même question à chaque fois que je monte quelque chose : il me faut trouver les enfants… »
Grâce à Raymond Le Floch, elle devrait pouvoir rassembler quelques têtes blondes, « Ensuite, je ne sais pas bien vers qui me tourner. C’est toujours compliqué d’entrer en contact avec ce public-là. » Mais elle trouvera une solution. Qui oserait en douter ? Franchement.

Gaëlle BELDA

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