L’ÉLÉGANCE SIGNÉE FABERGÉ

Décorer son salon d’un cadre Fabergé en émail et vermeil tel que celui-ci était une preuve de goût dans la Russie de la fin du XIXe siècle. Cette maison a su mener son navire avec brio sur les flots du renouveau des arts décoratifs. Installée en Russie depuis 1800, la famille protestante, d’origine picarde, ouvre avec succès sa boutique de joaillerie à Saint-Pétersbourg. À partir de 1870, Pierre Karl Fabergé (1846-1920) décide d’en diversifier la production en se lançant dans la mode des petits objets de luxe, parmi lesquels les très célèbres œufs de Pâques, dont le premier fut offert en 1885 par le tsar Alexandre III à son épouse, Maria Fedorovna. S’inspirant des arts décoratifs français du XVIIIe siècle, mais aussi des bijoux antiques conservés au musée de l’Ermitage, Karl donne naissance à toute une gamme d’objets utilitaires comme des pendulettes, des coupe-papiers, des cadres pour photos ou des étuis à cigarettes, mais aussi d’objets de fantaisie, dont l’aristocratie et la bourgeoisie russe deviendront friands. En 1884, la maison Fabergé obtient le «privilège de fournisseur de la Cour» des Romanov. Leur succès dépasse bientôt les frontières de la Russie et s’exporte dans les cours d’Angleterre, de Suède ou de Norvège. L’élégance des formes s’impose en même temps qu’un décor à la fois raffiné et discret. Ainsi, l’or laisse place à l’argent, les pierres précieuses aux semi-précieuses et les fleurs à des décors émaillés ou nacrés, épurés et modernes, à l’image de notre cadre triangulaire en émail guilloché nacré et vermeil, comportant un médaillon entouré de cabochons de grenat et des motifs en applique de nœud enrubannés et soleils ornés de brillants. Un objet de grande qualité signé du célèbre directeur de l’atelier Fabergé à Saint-Pétersbourg entre 1903 et 1918, Henrik Wigström. La photo serait, quant à elle, celle d’un personnage de la famille impériale pour l’instant anonyme…

Maison Fabergé. Cadre triangulaire en émail guilloché nacré et vermeil, marque Fabergé en cyrillique, dans son écrin d’origine. Poinçon de l’orfèvre Henrik Wigström – Saint-Pétersbourg 1908-1917, 12 x 10,5 cm. Estimation : 12 000/15 000 €

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